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Je règle mon pas sur le pas de mon père

Lundi 5 janvier 2009

Pour un retour au turbin des palabres, on va parler un peu de soi…Ouais. Que dire? Tiens, on va parler d’un mythe, d’un mythe à la mode, d’un mythe plutôt banal, d’un mythe dont la plupart se foutent. A tort, à raison? Peu importe, un mythe ne tient que par l’admiration, le charisme qu’il évoque à certains. Peu importe les moyens mis en oeuvre, peu importe les causes implorées. Peu importe la raison trancherait un expert: “un mythe, c’est pas rationnel mon enfant”.

Plus jeune, j’étais pas trop posters flanqués sur les murs de ma chambre ni porté sur l’adoration d’une célébrité, d’une icône, d’un portrait. J’étais plutôt penché sur moi. En fait si, j’ai adoré toute mon enfance (avec mon père) – et d’ailleurs encore – la saga en BD de Thorgal, ce fils du ciel élevé par des vikings et au destin baigné d’aventures et de tragédie. Thorgal est-il un mythe? Non je ne crois pas il est plutôt un héros humain – surhumain souvent – plongé dans l’enfer de la mythologie scandinave; Odin, fjords, elfs et consorts…Mais Thorgal est tout de même un symbôle de justice, de force et d’indépendance d’esprit en plus d’être un mari hors pair. Mais Thorgal n’est pas un mythe, il souffre trop comme un homme.

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En grandissant et en écumant d’autres écrits, j’ai progressivement orienté ma curiosité vers l’Amérique Latine (en vogue?) et Cuba (cliché?) dans les années 90 (waou, je peux désormais m’inscrire dans une trajectoire décennale, c’est fantastique de mûrir!). Et mince, voilà que je tombe sur Ernesto, sur le Che en somme. Il est devenu mon mythe, ma référence, mon modèle, “parce que c’était lui parce que c’était moi”. Je n’ai pas tout lu à son sujet, surtout pour ne pas tout souiller, tout bousiller. Un mythe, mon mythe, ça se protège, ça se dorlotte, ça se partage peu. J’avais pas la 20taine, et je m’associais bien à lui. Ben ouais, dans un mythe, il faut qu’on s’y retrouve; l’absence de ressemblance qu’elle soit morale ou physique d’avec un mythe annule dans l’absolu son effet fédérateur. Il faut trouver des similitudes avec son mythe.

Un jour il a fallu tout de même organiser la chose, structurer l’amour. Un entretien de personnalité comme on dit, dans le cadre d’un concours, me mit dans l’embarras. Rationnaliser l’adoration: “il faut que ton parcours soit cohérent, tes phrases impactantes, il ne s’agit plus de poésie, c’est un concours”. Merde, je l’avais fine. Une foule d’oxymores assez grisantes m’avaient envahi: “raison – amour; cohérence – révolution; impact – romantisme”. Waou, j’allais les épater. Bah c’est vrai, j’ai la lâcheté du cadre moyen moi, je suis capable de renier ce que j’aime et de faire des compromis: no souci.

Bon, la trame de mon discours vicié – qui au final fut mon modèle durant mes années de concours et d’entretiens – était assez séduisante, bien ficelée. Une carotte, oui mais intelligente, et cohérente. De l’or en somme.

- Et oui, je suis un grand amoureux d’Ernesto Guevarra

- Le Che?

- Oui, c’est exact: Le Che.

- Développez.

- Oh c’est évident il y a une part d’irrationnel, de romantisme dans cette admiration. De jeunisme également! (sourire) Mais je ne peux m’empêcher de respecter le meneur d’hommes, le révolutionnaire incorruptible, le mythe en somme.

- Et la brutalité, et les armes?

- Je ne les occulte pas, mais que dire de 50% des français qui admirent Napoléon? Ce qui me plaît c’est aussi qu’un argentin a oublié ses attaches patriotiques pour libérer un pays qu’il ne connaissait pas. La première fois que le Che s’est rendu à Cuba, c’était uniquement dans le but de renverser le régime en place!

- Et?

- Et au final, une fois la victoire obtenue, il repartit vers d’autres horizons.

-  Comment l’analysez-vous?

- Pour moi, c’est l’une des premières figures contemporaines. D’abord, la révolution est mondiale, mondialisable (“Créer 1, 2, 3 de nombreux Vietnam“); c’est un patriote au sens large du terme il aime et aspire à la souveraineté de tous les pays; il a une volonté d’équité d’ensemble. C’est très moderne tout cela, presque développement durable!

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Les mecs, je sais pas si je les sciais, mais en tout cas ça fonctionnait. En fait, j’étais sûr de l’impact de mon coup, jusqu’à ce qu’un de mes interrogateurs me disent: “Bon, c’est un peu cliché le Che tout ça, mais comme vous le défendez bien, on a adhéré…”. Cliché le CHE?! Mon oeil, inculte! Mince, je descendais des nues: je réalisais qu’en fait tout le monde le connaît le CHE, qu’aimer le Che c’est même pas original, qu’il y en a même qui se mouche sur lui, les histoires de guerilleros là, y en a des centaines. D’autres CHE?! Mais ils sont pas tombés sur la tête???

Ca m’a pas mal refroidi. J’ai compris tout d’abord que je n’avais pas le monopole de la connaissance du Che à mon grand étonnement, que c’était même une figure très connue et que comme tous les mythes intégrés dans la culture populaire mondiale, et bien on ne savait pas vraiment d’où il venait, ce qu’il avait fait, ni ce qu’il représentait. La révolte, la beauté, la pureté, des posters sur des murs de chambres d’ados, un prétexte, des choses et d’autres en somme??? L’édification d’un mythe passe aussi par sa banalisation et son appropriation par tout le monde. A propos du Che, on peut en entendre des bonnes: “Il a fait mai 68 je crois, si si il y était”. Il y a tout de même une différence entre un guerillero de la jungle et un lanceur de pavé député européen… “Il dirige Cuba, il est devenu dictateur”. Ouais ouais, d’une vocation à l’autre…Bref, j’ai quand même gardé mon CHE et j’essayais tant bien que mal de diffuser la bonne parole. Un voyage à Cuba plus tard j’appris que le Che allait être porté à l’écran.

Avant ça, j’avais mythifié deux autres personnages. Deux acteurs: Clint et un autre. Clint c’est un peu normal, c’est un mythe pour tout le monde (et surtout pour mon père!). J’ai même écrit une petite nouvelle pour le désacraliser (à paraître sur le blog?) mais je l’aime quand même. beaucoup. L’autre: c’est Benicio, Benich’, enfin moi quoi (je vous ai déjà dit: on se personnifie dans un mythe sinon ça marche pas), Benicio del Toro! Ouais, un vrai mec. Je sais pas au début ce qui m’a emporté chez cet homme. L’acteur, les rôles, l’homme tout court. Je crois que c’est un ensemble; j’aime son jeu, sa bouille, ses choix. Des seconds rôles de choix: l’inoubliable déjanté Fenster dans Usual Supects, puis Frankie 4 fingers dans Snatch, un avocat verreux dans Las Vegas Parano, un policier mexicain oscarisé dans Traffic, un clive-owen-piss-drinker dans Sin City…Un killer, avec des cernes lourdes et harmonieuses et son timbre fatidique (y a un peu de Clint dans ses attributs, non?), sa nonchalance intimidante, son charisme naturel…un modèle d’homme, n’est-ce pas? C’est guevaresque.

clint_eastwood

Au fur et à mesure que mon amour pour le Che se consolidait mais n’évoluait plus, ma ferveur pour Benich’ se renforçait. J’allais les confondre, et finalement sans me tromper. Ce que je vais dire là n’est pas de la prétention mais je m’étais toujours dit que si un jour il fallait porter le Che à l’écran, alors Benich’ devrait sans conteste être le dépositaire de son portrait. Et PAM! ça n’a pas loupé: en Juin 2002 exactement, surfant sur le site web des fans de Benich’ (http://www.beniciodeltoro.com/index.html) j’apprends qu’un tournage dirigé par Soderbergh allait démarrer sur le Che, avec en tête d’affiche BENICIO!! J’étais dingue. J’en ai parlé à tout le monde. Je devenais lourd. Et comme le film ne sortait pas, ça devenait la rengaine: “Alors, ton film là Benicio, le Che, t’en es où?”. Je me morfondais sec. Les mois et les années passèrent sans que j’entende de nouveau parler de ce projet, de Benicio non plus d’ailleurs.  Ma flamme rejaillit à l’occasion d’une cérémonie des OSCAR en 2005 je crois où Benicio portait la barbe désormais symbolique du révolutionnaire. Puis, en mai dernier à Cannes, la patate arriva: Soderbergh présenta son bébé de 4h, découpé en 2 séances. Benich’ reçut le prix (convoité?) d’interprétation…Maintenant, j’attends qu’il sorte et je vous mettrai un petit mot pour vous dire si mon image n’a pas trop été écornée…

deltoro

Samedi 20 septembre 2008

là, je récupère

sous la couette (suite)

Lundi 11 août 2008

question:

les islandais sont riches, ils sont 300 000, dans un pays grand comme la Corée du Sud (50 millions d’habitants) ou encore Cuba (11 millions), du coup je ne cesse de me demander comment et s’ils peuvent réaliser des économies d’échelle. J’ai interrogé hier un islandais; ca partait en gros de la réflexion qu’il existe en Islande plusieurs magasins de grande surface. Voilà ce que ca a donné:

- I was wondering, hum…Can you realize economies of scale in your country? I mean, it´s so small…

- Of course we can!

Je n’en sais pas plus…mais les prix sont élevés.

Aidez-moi.

sous la couette

Lundi 11 août 2008

islande,

jour permanent, rêve continu, interrogation perpertuelle:

chaque jour vécu comme prolongement sans faille du precedent: été

chaque nuit dormie comme suite du jour-nuit à venir: hiver

peu d´intermédiaire

vu hier un homme appelé “Dagur”, veut dire “Jour”

faces comme nées sous un jour de mistral, fort

baleines, moutons, pick-up, eaux chaudes, jour

que du jour

pas mal de glace aussi, de feu, nature imminemment dangereuse

mangé de la baleine hier, pardon

bon sens en milieu marécageux?

Vendredi 20 juin 2008

Classiques et néo-classiques, penseurs humanistes

L’emmerdant avec le socialisme français, c’est que c’est très facile d’en être.

L’ennui avec le communisme français, c’est qu’on vous fait les yeux plein d’empathie quand on s’en revendique.

L’inquiétant avec le capitalisme français, c’est qu’il faudrait avoir honte d’en être.

Et la principale gêne, c’est qu’en France, il est désormais inutile de défendre une idéologie. Puisqu’en effet il s’agit d’endosser soit le beau rôle, soit celui du doux rêveur, soit celui du requin cynique. En fait, le plus problématique serait peut-être d’être, au bout du compte, français. Puisqu’on ne peut plus parler sans hériter d’une étiquette, la plupart préfère la boucler ou bien s’habiller de blanc sans comprendre ni ce qu’il défende, ni là où ça mène, ni ce que cela implique.

On dit souvent que le bon sens suffit pour planter les bons piquets aux bons endroits. Et j’y ai longtemps cru. Malgré tout, je pense qu’un minimum d’entendement économique est presque l’unique moyen de provoquer du bon sens, à ce sujet…

La perle

Je me rappelle en mai 2007, le 20 exactement, à la terrasse d’un bar branché du marais où les gens se tiennent debout car c’est la mode le regard d’une jeune bourgeoise bohème dont la famille est propriétaire d’une bicoque sur une île huppée de Bretagne. La discussion allait bon train, nous étions avec quelques amis et cette jeune femme. Alors que nous plaisantions sur un sujet lié à la mésaventure qu’avait connu une personne, un ami s’esclaffa:

- Il faudrait en toucher un mot à Nicolas!, ironisant sur l’aspect tout-terrain du nouveau président.

- Hein?!, dit la jeune fille qui n’avait pas compris.

Et là, une des plus pathétiques réactions de la vie parisienne se produisit. Une de mes amis, certainement d’un autre bord que mon ami blagueur se prit de lui expliquer, tout doux dans le creux de l’oreille:

- C’est parce qu’il a voté Sarkozy.

Conséquence immédiate: mouvement instantané de recul dédaigneux de la jeune et supérieure bourgeoise bohème. Je vis mon ami entendre cette réflexion et lire le mépris; sa grandeur d’esprit lui dicta de finir son verre, bien aise.

Scandaleux, non?!

Attention! Je ne fais pas cela pour défendre plus un bord que l’autre mais bien pour dénoncer la connerie. Aujourd’hui en France, on choisit trop souvent la facilité. Il était tellement plus facile de voter, sans réfléchir, Ségolène et de le crier sur tous les toits que d’avoir le cran de voter Sarkozy, vote – si officialisé – demandant souvent un peu de courage, sachant le bougre d’homme qu’il est…Pourtant Ségolène n’avait pas un programme spécialement de gauche, loin s’en faut, mais qu’importe, elle se disait du PS…Et quand il s’agit d’enfiler l’habit du bien pensant, cet argument suffit à bien des gens…

Plus jeune, j’étais communiste. Avant ma vingtaine, j’élaborais théories et poèmes plein d’entrain. Un vrai révolutionnaire. J’y croyais dur! Après, en étudiant plus, j’ai cru en la théorie des extrêmes: deux moyens d’atteindre le royaume du bonheur hégélien. J’explique:

Tout d’abord, le mécanisme du marché dans lequel la monnaie ne serait qu’un voile (Jean-Baptiste Say) et où “trop d’impôts tue l’impôt” est un monde fantastique. Parfait. Fluide. Pur et parfait. Chaque individu agit selon ses inclinaisons et la main invisible smithienne fait le reste. Les denrées et besoins s’égalisent. L’état est minimal, on croit en l’homme. La vie est belle. Le pouvoir (politique) devient une notion déclinante. C’est d’apparence une solution dure, mais c’est de loin la plus belle, la plus pacifiste et la plus naïve; car elle fait confiance à l’homme.

D’un autre côté, le socialisme communisme poussé à son état le plus profond également est merveilleux. Chacun produit pour l’autre. En revanche, il faut d’abord mettre en œuvre une grosse machine de guerre étatique pour réguler le marché (n’en déplaise à certains, il y a toujours “marché”). Cette étape est longue et souvent coûteuse car elle met aux prises différents hommes de pouvoir, au début. Et comme la solution est collective, il faut effacer les inclinaisons humaines, ce qui demande du temps et bien plus! des concessions, lourdes…Enfin, le royaume du bonheur se dessine. On produit pour moi et je produis pour autrui, mais manque de chance: mes inclinaisons naturelles (une préférence pour le bleu, une envie de roquefort plus que de comté,…) n’ont pas tout à fait disparu. Le fiasco du rationnement totalitaire pointe son nez crochu. La solution collective fait envie, c’est le beau rôle, mais elle est impossible: au nom de quelle théorie, de quelle idée du bonheur, devrons-nous censurer ce que chaque homme a de plus cher, sa différence?

Ma fête des masques à moi serait donc de croire en l’économie de marché, mais à son paroxysme! Pas à l’actuel, où l’on pimente de marché un état socialiste (ou l’inverse, on pimente de socialisme à grands coups de réformes une situation de marché), mais à celui dont la perfection rappelle la mécanique des fluides: tout est huilé, sans intervention aucune, les hommes sont en harmonie.

Mais il y a toujours un mais: comme nous ne laisserons jamais les hommes donner libre cours à leurs inclinaisons sans regard étatique ou quelconque surveillance, il faudra à jamais se contenter d’un demi système, comme le nôtre; où les deux théories s’affrontent sans cesse sans jamais comprendre qu’elles aspirent à la même chose (l’absence d’état, la fluidité). Aujourd’hui, les imperfections d’une économie de marché pure insuffisamment appliquée provoque des dérives terribles (taux d’intérêt, argent non réinvesti, capitalisme brut privilégiant accumulation à circulation fiduciaire).

Et puis au passage, le socialisme communisme français est vicié, puisqu’il pense et revendique “pouvoir d’achat”, or, dans un monde communiste, la consommation se passe d’argent…Le socialisme français actuel est donc une compromission mais pas une idéologie.

En revanche, il est évident qu’avec le demi système actuel, qui attise convoitises à grands renforts d’inégalités, une conscience socialiste demeure indispensable.

63 millions de blue jeans

Mardi 17 juin 2008

on peut parfois penser que s’il n’y avait qu’une seule entreprise par activité, et bien il n’y aurait plus d’envieux, plus d’écart, plus d’ennemi. Mais y resterait-il de la place pour l’envie, le dépassement, l’amour?

Verticalités, but what the hell are those (mega)structures?

Vendredi 6 juin 2008

Le site www.emporis.com propose des statistiques intéressantes, notamment concernant les megastructures – ce qu’on appelle en langage anglo-saxon: “the tallest skycrapers”. Il y a plusieurs classements; on y rencontre des hiérarchies lourdes de sens quant à l’ordre économique mondial. Ce type de réflexion marque en général… C’est en effet un accès à un certain savoir, ensuite un moyen de “se rendre compte”, enfin l’occasion de “positionner” la réalité…

En venir aux faits

Parmi les “world’s 200 tallest buildings” recensés par le site, on peut découvrir que:

  • 59 de ces gratte-ciels sont en Chine (continentale + Taiwan)
  • 57 de ces gratte-ciels sont aux Etats-Unis
  • les 2 plus hautes tours du monde sont en Chine
  • parmi le top 10 des tours, 6 sont en Chine, 8 en Asie, 2 aux Etats-Unis
  • les 2 plus hautes tours des Etats-Unis sont âgées de 34 et 77 ans
  • la plus haute tour d’Europe est en 81unième position
  • 22 pays figurent dans ce classement
  • aucune tour française n’apparaît
  • pas de tour en Afrique
  • 104 tours sont issues des années 2000

Enseignements?

A quoi ça sert la verticalité? Est-ce une preuve de dynamisme? de puissance? de savoir-faire? Construire la tour la plus haute, c’est courir après quoi?

Après tout, les classements ne sont pas figés…

Tapei 101 (509m) - TaiwanShanghai financial center (492m), ChinaPetronas tower (452m), MalaysiaTwo international finance (415m), Hong KongEmpire state building (381m), United StatesSears tower (442m), United States

Mardi 3 juin 2008

L’incroyable avec l’être humain, c’est qu’il ne saurait être négatif. Le cœur bat ou ne bat pas, il y a des poils ou pas, on respire ou l’on ne respire pas; on vit ou non. La fantastique machine qu’est l’humanité vit comme une marche inéluctable vers son arrêt; un arrêt définitif suite à une vie à tout rompre. Un peu comme le Temps, d’ailleurs; sauf que lui ne craint pas de mouvement; il est – point barre. L’ours quand il hiberne prouve que l’entre-deux est forcément bestial.